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Au XIXe siècle, le « climatère » se trouve associé à la notion d'« âge critique », de « retour d'âge ». Mais de quel retour s'agit-il ?
La crise est une sortie du moi, une ekstasis. Elle est un moment de rupture, un débordement du moi par un excès d'excitations ou un envahissement pulsionnel, un ébranlement des moyens défensifs habituellement mis en œuvre par l'individu et une urgence de réorganisation.
Elle peut être brutale, surgir à la manière d'un traumatisme, ou être précédée de signes annonciateurs qui mènent au moment critique d'explosion, telle « la goutte d'eau qui fait déborder le vase » (M. Fain, 1997). Le facteur quantitatif, économique, y est prévalent. La crise peut avoir un potentiel désorganisateur, si les assises narcissiques sont fragiles et si les traumas antérieurs mal élaborés se réactivent sans possibilité de réorganisation en après-coup. Particulièrement lorsqu'il se produit un « téléscopage » entre un événement et son vécu en termes de castration, ou bien s'il se produit une « détransitionnalité », un « collapsus de la topique interne » (C. Janin, 1996). Elle peut perdre alors son caractère de crise, momentanée et réversible. Son élaboration dépendra, bien évidemment, des capacités mises en œuvre lors des épreuves antérieures. Si on parle de crise à propos de ces moments, porteurs certes de risques traumatiques, c'est pour mettre aussi et surtout l'accent sur les potentialités évolutives qu'ils offrent.