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J'ai remarqué qu'à certaines dates, qui reviennent manifestement tous les vingt-huit jours, je n'ai aucun désir sexuel et suis impuissant – ce qui, après tout, n'est pas encore le cas.
Il semble désormais convenu que la crise du milieu de la vie ait affecté précocement le génie viennois au cours même de la gestation de son grand œuvre, issue des « congrès » et des échanges épistolaires nourris avec l'ami Fließ : tel passage, en effet, de la correspondance évoquerait sans ambiguïté une baisse sensible de l'activité sexuelle, telle confidence en avouerait l'abandon définitif, voire tel article en soulignerait les effets et les méfaits…
Roazen (1969, p. 53-76), avec la curiosité équivoque qu'on lui connaît, fut probablement l'un des premiers à propager semblable rumeur, et Anzieu (1975), bien que rectifiant sans indulgence les propos excessifs de l'auteur américain, n'en continuera pas moins d'en soutenir l'idée. Il indique ainsi :
« Rétablissons les faits. Que Freud, comme tout homme, entre, la quarantaine venue, à la fois dans la période climatérique et dans la crise du milieu de la vie, qu'il connaisse une diminution de l'appétit et de l'activité sexuels, tout cela est non seulement vraisemblable, mais peut être inféré dans d'autres passages de sa correspondance. En mai 1896, il applaudit à l'idée d'une “ménopause mâle” que Fließ tire de sa théorie des périodes. En janvier 1897, il confie : “Je pense avoir maintenant franchi le cap du retour d'âge. Mon état de santé s'est bien stabilisé.” (…) Une diminution de la vie sexuelle n'implique pas un abandon complet de celle-ci. Freud est en pleine crise de la maturité : il a moins d'appétits charnels, il s'inquiète de la mort, il regrette de ne plus pouvoir procréer, mais, en revanche, il devient créateur » (, p. 377-378).
Ce serait donc bien en 1896 que Freud commence sa crise du milieu de la vie, caractérisée par une « diminution physiologiquement normale à la quarantaine