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Ô ma jeunesse abandonnéeComme une guirlande fanéeVoici que s'en vient la saisonDes regrets et de la raison.
La notion de « milieu de la vie », bien qu'elle soit passée dans le langage de la psychanalyse depuis le travail d'Elliott Jaques, laisse perplexe. Comment définir le milieu si l'on ne connaît que le début ? Guillaume Apollinaire, cité plus haut, en était à la fin, alors même qu'il définissait si clairement le milieu, le tournant de la vie, un des tournants du moins et sans doute pas le plus significatif : il l'est moins que l'adolescence, la sénescence, ou même l'entrée dans la période de latence, qui s'en rapproche cependant le plus par bien des côtés, notamment par l'importance de la mise en suspens de la satisfaction pulsionnelle directe.
Notons que bien souvent l'analyste se situe lui-même en ce temps, dans le cours de sa propre analyse et surtout de sa pratique. Le support du transfert est donc généralement une personne au milieu de sa vie, dans une conception extensive du milieu, le contre-transfert se joue en cette même personne. Ce qui n'est certainement pas sans conséquence sur les formes que peut prendre l'expression de l'Œdipe.
Mais qu'en est-il des pulsions ? Certes on peut avancer que l'inconscient est intemporel, et que l'enfant, le bébé et ses expériences non dites en forment l'originaire, du moins une part de l'originaire. Les changements, voire les catastrophes pulsionnelles du milieu de la vie, seraient alors essentiellement sous l'influence du moi et du surmoi. Mais on se souvient que, en tout cas dans la deuxième topique, le ça, l'inconscient, les pulsions restent ouverts aux informations du moi et plus encore du surmoi-idéal du moi. Ce qui n'empêche pas Freud d'affirmer le caractère inaltérable de l'inconscient, du moins de son