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L'arrivée d'une nouvelle revue dans le domaine de la psychanalyse est toujours un événement qu'il convient de saluer comme une entreprise audacieuse. La revue Recherches en psychanalyse est dirigée par S. de Mijolla-Mellor et P.L. Assoun, directeurs de l'École doctorale du même nom de l'Université de Paris VII, et se situe donc d'emblée dans le champ de la recherche psychanalytique à l'Université, ce qui constitue d'ailleurs le thème du premier numéro. L'objectif présenté est « tout autant d'accueillir des travaux non universitaires souhaitant participer à ces échanges que de réunir, promouvoir et faire connaître les recherches de l'École doctorale », en valorisant également une interdisciplinarité et une communication avec les champs connexes à la psychanalyse, mais, curieusement, sans solliciter des apports d'autres lieux de la recherche universitaire en psychanalyse. Un questionnement concernant le problème toujours d'actualité de la place de la psychanalyse à l'Université est posé dans l'éditorial du premier numéro. La réponse apportée en l'occurrence va naturellement dans le sens de l'importance et de la légitimité d'une telle place, justifiant la parution de cette revue, dans le droit fil de l'ancienne Psychanalyse à l'Université. On peut cependant regretter que ne soit présentée de façon plus globale la situation de la psychanalyse à l'Université en France, qui est actuellement en pleine évolution – pour ne pas dire : involution.
Le premier numéro, intitulé « La recherche en psychanalyse à l'Université », est constitué d'une quinzaine d'articles de réflexion sur la notion même de recherche et sur les problématiques liées aux méthodologies.
Le deuxième numéro, dont il sera plus particulièrement question ici, a pour thème « Le crime », sujet inhabituel en psychanalyse, qui éveille la curiosité. Huit articles de volume très différent déclinent ce thème, approché tant sur