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Ce numéro du Psychoanalytic Quarterly se caractérise par la place accordée à la clinique, d'une grande diversité : analyses d'enfant, thérapie d'adolescent, cures psychanalytiques d'adultes.
Tous les auteurs, sans exception, se montrent extrêmement attentifs aux phénomènes transféro-contre-transférentiels qui sont largement évoqués sans pour autant être toujours aussi largement interprétés. Les références théoriques sont nombreuses, parfois discutées, mais plus généralement exposées comme autant de rappels. Nous retrouvons ainsi fréquemment Winnicott, Bion, Freud bien sûr, mais également des références aux travaux d'A. Green, de J. Lacan et de J. Kristeva.
James M. Herzog s'appuie sur plusieurs vignettes de thérapies d'enfants, tous des garçons, pour illustrer combien l'organisation narcissique de l'enfant, en particulier certains comportements pervers (au sens de pervers-narcissiques), résulte des failles que l'enfant perçoit dans la relation entre ses deux parents, tout particulièrement lorsque la mère disqualifie le père ouvertement. Herzog attire l'attention sur l'utilisation du corps propre (et de ses productions) à des fins de contrôle sur l'autre, dans une relative ou totale indifférenciation entre le sujet et l'objet, et souligne sa place centrale dans la thérapie. Comme, par exemple, tels mouvements projectifs intenses formalisés à travers de la morve, ou encore tel investissement particulièrement érotisé des pets, autant de manifestations corporelles que Herzog interprète dans leur valence sexuelle (féminine/masculine) et/ou agressive et qu'il interprète dans le transfert autant que cela se peut. Son récit des séances rend compte d'une atmosphère de travail où l'analyste souligne régulièrement les capacités créatrices et contenantes du couple analyste-analysant. Notamment lorsque Herzog souligne qu'il propose à l'enfant d'essayer de comprendre ensemble ce dont parlent ces (et non pas « ses ») manifestations corporelles ou ces mots injurieux, ce qui est à ent