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Implicitement ou explicitement, on s'est souvent interrogé au cours de ces journées sur la place légitime du concept de sublimation dans l'édifice métapsy- chologique, allant parfois jusqu'à demander s'il s'agissait bien d'un concept, puisqu'il semble parfois s'employer au sens de « symbolisation », d'« élaboration psychique » ou encore de « perlaboration ». Il a donc fallu serrer le terme de plus près, et se demander notamment ce que seraient les mouvements à sa base. « Sexualité infantile » et « sexuel infantile » sont des expressions qui, bien naturellement, sont revenues fréquemment au cours de nos échanges. La question du refoulement a également été posée. Par ailleurs, Laurence Kahn nous a placés devant ce qui m'apparaît une question essentielle et qui concerne le versant de la sublimation consécutif au tournant de 1919 dans l'œuvre de Freud, notamment en rapport avec la question épineuse de la désexualisation et, plus fondamentalement encore, ce qu'elle-même a nommé la « décomposition ».
Je me tournerai tout d'abord vers le refoulement, parce qu'il concerne spécifiquement le sexuel auquel s'intéresse la psychanalyse. Je pense surtout au refoulement originaire, tel qu'il s'avère concevable suivant le modèle transcrip- tif ou traductif exposé par Freud dans sa lettre à Fliess du 6 décembre 1896. D'une part, ce modèle rend compte de la partition fondamentale de la psyché et donc de la possibilité du refoulement secondaire (ou « refoulement proprement dit »), par rapport auquel la sublimation est située comme autre destin du pulsionnel. D'autre part, articulé à une théorie renouvelée de la séduction, comme