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« Dès le début »… la sublimation? : ce titre interroge les a priori et les conséquences impliqués par mon option initiale de considérer l'unicité du processus sublimatoire. Cette orientation ne risque-t-elle pas de réduire la complexité de processus pluriels tels qu'ils se révèlent dans le polymorphisme des œuvres de culture?
C'est l'inverse que j'essaie de soutenir - à savoir, la corrélation nécessaire d'un processus sublimatoire au singulier, avec la richesse du travail de culture, à condition de l'envisager « dès le début », sur le plan individuel, comme une potentialité initiale! C'est en permettant la reprise de ce processus que le travail de la cure participerait au travail de culture.
J'essaierai de montrer comment mes hypothèses théoriques et ma pratique se sont réciproquement influencées.
I/Il y a quelques années, l'un de nos colloques1 interrogea la place de la sublimation dans la cure. Pour développer cette problématique, j'avais choisi le cas d'une patiente qui s'était mise à la sculpture au cours de sa psychanalyse. J'avais donc abordé la question sous l'angle de la créativité résultant de la cure pour découvrir chemin faisant que cette créativité, qu'elle fasse ou non le jeu des défenses, était aussi la condition, le moyen du processus analytique. Chez ma patiente, il y avait en effet une sorte de dialectisation entre sa créativité et le processus en cours. Il n'était ainsi pas possible de limiter la sublimation à ses objets