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Les deux rapports conservent les contradictions qui persistent dans l'œuvre de Freud à propos de la sublimation, qu'ils l'envisagent en termes de destin pulsionnel ou vis-à-vis de l'objet.
La sublimation du point de vue du changement de but de la pulsion est surtout décrite par Freud dans la période préparatoire à la découverte du narcissisme. Alors, elle est le destin d'un « contingent pulsionnel inapte à la satisfaction »1, destin déterminé avant le refoulement secondaire. De ce point de vue, elle procéderait « directement » du traumatique, en serait une issue première possible, immédiate, une élaboration qui ne passerait pas par le défilé de la névrose infantile. Une valeur métaphorique de ce terme « direct » employé par Freud se retrouve dans l'acception chimique du terme « sublimation », passage direct de l'état solide à l'état gazeux, sautant l'étape de l'état liquide. Mais, à rester dans cette logique, la sexualité infantile, état intermédiaire entre le traumatique et l'élaboration secondaire, serait court-circuitée, ce qui supposerait des modes de liaison de la pulsion à des contenus qui puissent rester investis sans rapport à l'inconscient refoulé…
D'autre part, selon des textes postérieurs, « la sublimation ne se produitelle pas toujours par l'intermédiaire du moi » 2; le travail de sublimation qui permet à une création d'aboutir ne peut qu'utiliser les matériaux de cette sexualité infantile3, lesquels ont subi le refoulement et donné lieu à l'organisation du fantasme inconscient4, et ce même dans les cas où ce matériau est « pauvre »,