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1/ En essayant d'explorer le territoire théorique de la sublimation, on se retrouve face à des obstacles qui rappellent des questions déjà apparues lors du Congrès de l'année dernière.
À cette occasion, F. Riolo (2004) s'interrogeait, tirant des conclusions sur le déroulement des discussions, sur le niveau auquel il fallait placer le concept de processus analytique: se réfère-t-il à une théorie du psychisme ou bien à une théorie de la cure? S'agit-il d'un modèle descriptif ou bien d'un modèle explicatif?
Malgré la différence évidente des deux contextes conceptuels, il me semble que ces mêmes questions refont surface à propos du concept de sublimation, et cela témoignerait au fond d'une continuité de la ligne scientifique du Congrès, dans sa tentative de mieux cerner des concepts présents mais non suffisamment définis dans la théorie psychanalytique.
À propos de la première question, en ce qui concerne la sublimation, la réponse semblerait relativement plus facile: il s'agit d'un concept qui a été considéré jusqu'ici, et par Freud lui-même, comme appartenant au domaine de la théorie du fonctionnement psychique et non pas à celui de la théorie de la clinique; la sublimation serait un processus psychique, mais non un objet de l'analyse; elle ne ferait partie de l'expérience clinique que dans le cas d'un mauvais fonctionnement, et l'analyse s'occuperait alors de ce qui l'empêche de bien fonctionner et non de ce qui la détermine.
Cela entraîne des difficultés d'élaboration qu'il ne faut pas sous-évaluer, et c'est pourquoi - à mon avis - l'un des éléments qui unifie les rapports de É. Sechaud et de J.-L. Baldacci est la tentative de surmonter ces difficultés et de trouver une place à la sublimation au sein de la théorie de la cure.