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On comprend que les deux rapporteurs aient voulu arrimer leurs recherches à propos de la sublimation au travail clinique et à l'expérience de la cure comme site d'observation possible du phénomène, dont l'existence est inférée très tôt dans l'œuvre freudienne, au regard de la théorie des pulsions et de leurs destins. Car, à vrai dire, ce concept est difficilement appréhendable, pour le moins bipolaire (individu et culture), et sa spécificité paraît difficilement pouvoir se dégager du concept plus général de transformation. Autant il est justifié de parler de concept limite, en ce qui concerne la pulsion (limite franchie quand quelque chose qui trouve sa source dans le corporel n'est plus cependant régi par la logique des besoins), autant cette figure épistémologique ne convient plus, s'agissant de la sublimation: quelle en serait exactement la source? Et quel changement de référentiel serait en jeu, sans changement des composants de la pulsion?
Il est assez courant, de nos jours, d'évoquer le principe d'incertitude d'Heisenberg pour désigner la situation imposée à l'observateur quand le fait de cerner un paramètre lui en rend d'autres insaisissables, à propos du même objet. D'où sans doute l'intérêt de la notion de champ appliquée à la situation analytique et son corollaire technique marquant la préférence pour un type d'intervention ou d'interprétation non saturée (A. Ferro). Dans le même ordre d'idées, l'opinion exprimée par certains analystes, selon laquelle à vouloir trop se pencher sur le concept de sublimation on le fait disparaître. Alors, concept impossible?
La citation que font les deux rapporteurs, tirée de la Nouvelle suite des leçons… en 1932, désigne tout d'abord quelque chose de flou: « une certaine espèce de modification… » portant sur deux paramètres de la pulsion, but et