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De sa vie, on sait peu de choses, sauf le plus criant, sa violence, et le plus voyant, son génie.
Son père était-il maçon? architecte? intendant du marquis de Caravaggio? Caravaggio, village situé entre deux villes en guerre, Milan et Venise, est le lieu de passage obligé des armées des deux camps, ainsi que de hordes de bandits, de proscrits et de mercenaires. On appelle Caravaggio « pays de frontières, de voleurs et d'assassins ». Est-ce ce bain de brutalité qui berça Caravage depuis sa plus tendre enfance, et dans la rue qu'il trouva ses premières sources d'excitation?
Il a 4 ans lorsque la peste, considérée comme châtiment divin, décime la population. Est-ce là que se fit une rencontre entre scène primitive et scènes de violence, de misères, de maladies et de morts, et que ce climat d'excitation et de passage à l'acte fit écho en lui à la place d'un vide d'absence de pare- excitation? Est-ce enfin la cohabitation de ce banditisme et d'un supposé désir artistique parental qui firent de lui ce personnage fougueux qui mit sans cesse sa vie en danger et sans cesse son don au service de la réparer?
En effet, que cache ce prénom de Michelangelo, alors que Michel-Ange (Michelangelo, en italien), l'auteur connu et reconnu des monumentales fresques bibliques de la Chapelle Sixtine, est mort seulement quelques années auparavant? Est-ce que le père a imaginé que sa truelle de maçon pouvait faire place au pinceau de son premier fils? Est-ce que le travail d'architecte du père