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Le texte d'Évelyne Sechaud aborde, entre autres, le sujet délicat des rapports de la perversion et de la sublimation, dont on pourrait dire qu'ils sont deux destins possibles de la perte. Perte d'un être cher ou perte d'une partie de soi.
Deux destins qui ne s'excluent pas: ils sont même souvent en oscillation dans l'économie psychique, comme deux traitements opposés et parallèles de la pulsion. Cependant l'enjeu dans ces cas où la perversion entre en scène paraît être plus celui de la mort que celui du plaisir. Avec Marie, la question de la défense perverse ne vient pas trop compliquer l'affaire. Les œuvres dont Marie a du mal à se séparer sont « à la fois un produit narcissique et un message adressé à l'absent », elles ne sont pas un fétiche. Et Évelyne Sechaud montre comment c'est le transfert, et non seulement la sublimation, qui permet de passer de l'enjeu mortel du deuil à la question du plaisir.
En lisant ce beau texte m'est venue la pensée de la Marquise de Merteuil. J'avais le souvenir, à la vérité erroné, qu'elle pensait être elle-même une œuvre d'art. C'était une erreur de lecture: en réalité, elle écrit, dans la lettre fameuse où elle fait la description de ses principes, et de ce qui a motivé leur établissement: « Mes principes sont le fruit de mes profondes réflexions, je les ai créés, et je puis dire que je suis mon ouvrage. »1
Ainsi est-ce plus un fantasme d'auto-engendrement qu'un fantasme hystérique d'être le phallus, ou une aspiration à la sublimation.
Elle avait pourtant toutes les dispositions pour sublimer, la divine Marquise. L'intelligence pour réfléchir, la curiosité pour s'instruire, l'attention