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Serait-ce un préjugé de psychanalyste - de linguiste, diront les mauvaises langues - que de considérer que la culture détermine « dès le début » la dynamique de la sublimation, pour autant que la culture se soutient du langage? Sans aller jusqu'à dire, avec l'Écriture, qu'« au commencement était le Verbe », je prétends, avec quelques autres, que l'activité signifiante est ce qui spécifie l'espèce humaine, qu'elle se transmet par la famille et la société sur la base d'une maturation génétique, et que toutes les réalisations dites culturelles qui permettent « à notre vie de s'éloigner de celle de nos ancêtres (…) servent à deux fins: la protection de l'homme contre la nature et la réglementation des relations des hommes entre eux »1 - ces réalisations culturelles, donc - se construisent sur la capacité de faire sens, sur la capacité sémiotique, sur la semiosis. Il me paraît, par conséquent, impossible de parler de sublimation sans articuler, « dès le début », son expérience et sa notion à la semiosis, et en particulier au langage.
Bien sûr, l'étayage de la sublimation par et sur la capacité sémiotique et/ou langagière n'a pas échappé à Freud. Ni aux deux rapporteurs de notre Congrès qui proposent de très pertinents éclaircissements, notamment sur le rôle du fantasme qui donne « une autre forme » à l'« objet perdu », selon Évelyne Sechaud2, et plus spécifiquement sur le signifiant linguistique pour