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« Le rêve était en moi et il me regardait. »
« Si le monde était clair, l'Art ne serait pas. »
« Ordonner un chaos, voilà la création. »
Parmi tous les accès à la réflexion sur le concept complexe de sublimation, celui que j'adopte ici se centre sur les notions de transformation et de relation entre différents types d'investissements. La sublimation est dans ce sens considérée comme un processus impliquant un rapport oscillatoire entre l'interne et l'externe, et un travail de transformation pulsionnelle (plutôt qu'une désexualisation) dans un appareil psychique en arborescence où le mouvement est indis- sociablement lié aux dimensions topique et économique.
Du point de vue winnicottien, la question de l'origine de l'objet transition- nel qui se prolonge dans l'espace culturel n'a pas à être posée. Cela n'exclut pas, à mon sens, un autre éclairage qui apparaît en tournant d'un cran le kaléidoscope conceptuel. Le paysage révèle alors de multiples points d'origine au mouvement sublimatoire, aussi bien dans la sensorialité qui imbibe la perception, que dans ses produits secondarisés, voire les plus abstraits. Il sera donc question de différents niveaux de symbolisation activés dans le travail des limites entre les espaces intrapsychique, interpsychique et externe aussi bien que les relations entre eux. La question de l'altérité s'y trouvera revisitée.