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Les textes proposés montrent que l'étude de la sublimation ne permet pas de s'en tenir à un concept univoque, et que l'on doit distinguer, entre autres, les sublimations d'exception, comprenant la question de la création et particulièrement celle des créateurs reconnus comme tels, et les sublimations ordinaires, des gens ordinaires, soit la sublimation en tant que concept analytique concernant le fonctionnement psychique dans sa plus grande généralité, sans prendre en considération une créativité particulière.
Quel est en effet le statut de la sublimation? Est-elle essentiellement une défense, ainsi que le soutient parfois Freud, et que le confirme Anna Freud? Ou bien est-elle une voie de la satisfaction pulsionnelle, en accord avec le principe de réalité, le principe de réalité-plaisir, qui atteint un certain plaisir au prix d'un lourd tribut payé en apparence à l'idéal du moi soutenu par les exigences d'un public, parental à l'origine, en tout cas œdipien? En fait, elle est toujours en situation intermédiaire, contournant le refoulement tout en y participant.
Cela pourrait être l'origine de ce qui dans Léonard était décrit comme une « perte » dont serait grevé le plaisir gagné par la voie de la sublimation.
La sublimation, cependant, n'est souvent pas sans rapport avec le clivage. Rappelons que nous pouvons le considérer comme un dégât causé par la séparation des pulsions plutôt que comme une défense, et c'est ainsi que Freud l'introduit en 1938: était-ce connu depuis longtemps, donc une défense, ou quelque chose de tout à fait nouveau, qui témoignerait du défaut de la défense au sens de la première topique? Ici la pulsion violente, non amortie par un travail