You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Comme les deux rapporteurs le suggèrent, un traumatisme se décèle à l'origine des sublimations. De manière analogue, la littérature analytique relève fréquemment l'existence d'un traumatisme comme facteur causal de la perversion.
Comment comprendre qu'une genèse commune puisse donner lieu à deux entités apparemment si opposées? L'une s'accompagne en effet d'une désexualisation, tandis que l'autre évolue dans le sens d'une hypersexualisation. De plus, considérée comme un destin pulsionnel « supérieur », la sublimation est valorisée, tandis que, moralement désapprouvée, la voie perverse est socialement condamnée.
Pourtant, soulignons-le, au-delà des différences manifestes, ces deux entités sont souvent réunies au sein d'une même personnalité et présentent des ressemblances troublantes qui posent question. S'agit-il de deux solutions d'un même problème initial, de deux modalités totalement clivées ou, au contraire, de deux fonctionnements, en fin de compte, très voisins?
À première vue, ces deux modalités:
— proviennent d'une même source pulsionnelle: les pulsions partielles;
— sont idéalisées;
— font appel à l'acte;
— évitent le refoulement;
— sont associées à l'idée de créativité.