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Les problématiques de l'acte en psychanalyse articulent deux notions freudiennes très différentes : celle de l' « action spécifique » et celle de l'agieren.
La première est très ancienne (Freud, 1895). Elle est définie comme l'action « adéquate » permettant la décharge d'un excès d'excitation. L'action spécifique s'inscrit donc dans un modèle énergétique, fondé sur les principes d'inertie et de constance. Elle est également liée à la satisfaction du besoin (il prend l'exemple de la faim) tout en faisant droit à la spécificité de l'excitation sexuelle. Cette dernière est à la fois considérée dans l'ordre du besoin (biologique et somatique) et dans l'ordre du psychisme, préfigurant sa conception de la pulsion (sexuelle) comme concept limite. Ainsi précise-t-il que l'excitation sexuelle somatique « se transforme en un stimulus pour la vie psychique » tandis que « le groupe des représentations sexuelles présent dans la psyché se trouve approvisionné en énergie ».
Il souligne encore que l'action spécifique ne se limite pas à un « acte réflexe » (comme celui de l'acte réflexe spinal de l'éjaculation) mais qu'elle suppose « tous les préparatifs psychiques qui doivent être mis en œuvre pour le déclenchement de ce réflexe ». Il ajoute que « ce qui mène à la névrose d'angoisse, ce sont tous les facteurs qui empêchent l'élaboration psychique de l'excitation sexuelle » (Freud, 1895).
Il montre enfin, par de nombreux exemples, que l'obtention de la satisfaction sexuelle suppose, outre l'action propre du sujet, une action adéquate du partenaire. Il introduit le parallèle avec l'état du petit enfant qui, du fait de son impuissance originelle, n'est pas en mesure de provoquer par lui-même une action spécifique qui pourrait décharger de manière adéquate son excitation psychique et qu'il doit donc compter sur « l'intervention d'une personne secourable ».