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« Le scientifique se regroupe toujours autour de la technique, dont l'élaboration laisse cependant apparaître aussi beaucoup de points théoriques sous un éclairage quelque peu modifié. À ma manière habituelle, je ne crains pas d'en tirer les conséquences aussi loin que possible, souvent jusqu'à une limite où je me mène moi-même ad absurdum ; mais cela ne me décourage pas, je cherche à progresser dans d'autres voies, souvent diamétralement opposées, et j'ai toujours l'espoir de trouver tôt ou tard le bon chemin. »
Faire le bilan des apports et des avancées de S. Ferenczi dans l'espace des vingt-cinq années pendant lesquelles il a magistralement contribué à l'avancée de la psychanalyse (entre 1908 et 1933) – contributions faites d'abord comme élève, puis comme disciple devenu un peu plus tard lui-même un « maître », confident et ami de S. Freud – conduit à énumérer un nombre important de concepts qui non seulement éclairent, mais aussi étaient fermement l'édifice freudien. En dehors du concept d'introjection (1909) – véritable « coup de maître » qu'il crée lors de son entrée sur la scène analytique, coup de maître auquel son nom reste aujourd'hui associé –, les propositions les plus marquantes et qui laissent leur empreinte dans le développement de la théorie, comme de la pratique psychanalytique, voient leur plein épanouissement à partir des années 1920, jusqu'à l'année de sa mort, 1933.