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Les interrogations sur le temps de la séance, dans la figure spécifique de sa fin, continuent à susciter un intérêt particulier dans la réflexion sur la technique et la théorie de la technique. Dans le champ psychanalytique, la fin de la séance a été pensée et théorisée en référence à l'éthique du tiers institutionnel mais aussi à l'éthique de l'interprétation et à celle du désir et de ses aléas. Autour de la fin de la séance s'articulent différents enjeux comme ceux de la pertinence de l'interprétation en fin de séance, mais aussi de la fin de séance comme interprétation ou comme coupure. Ainsi en est-il des bien connues séances à durée variable dans la pratique lacanienne auxquelles je consacrerai une grande part de réflexion dans ce texte. Je partirai d'abord du moment de l'arrêt de la séance, où quelque chose de l'ordre d'une discontinuité spatio-temporelle s'impose : par le cadre, par l'analyste et par l'analysant.
1 / Par le cadre, où l'ordre institutionnel dans sa part symbolique – et non le pouvoir commandant qui fait loi – s'exprime.
2 / Par l'analyste, qui vient donner corps à la part « instituée » de la relation analytique et/ou à la part interprétative dans la dynamique transférentielle1 (l'analyste navigue entre une place de garant de cet élément tiers qu'est le cadre – extrémité institutionnelle – et celle d'un pourvoyeur de sens, accentuée par l'écart possible, fût-il d'une ou de deux minutes par rapport au temps fixe et absolu de la fin de la séance ou la fin aléatoire de la séance dans la technique lacanienne – extrémité interprétative).
C'est le cas de la scansion dans la pratique lacanienne.
3 / Par l'analysant qui – hormis les acting-out de transfert où il pourrait quitter la séance avant la fin –, pressentant le moment de la fin de la séance, peut ralentir ses associations en vue d'une clôture, se taire complètement pour ne pas se voir interrompre le cours de ses pensées ou, en revanche, accélérer son