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Selon Freud, presque dès ses débuts, il faut distinguer le transfert des transferts (Freud, et ). Il convient d'en faire autant pour le contre-transfert et les contre-transferts.
Ces derniers, réactions passagères, peut-être capables de conscience ou tout au moins de préconscience, ne sont pas exclusives de l'analyste. On n'appellerait point contre-transferts les réactions de tout un chacun face à n'importe qui (client et commerçant, par exemple) mais à celles établies par un lien thérapeutique ou formateur, définis rapidement comme comprenant la dépendance, l'asymétrie et les buts de soigner ou éduquer. Ainsi, me semble-t-il, les divers soignants, médecins, infirmiers, dentistes éprouvent des réactions affectives de genre contre-transférentiel, et il en est de même pour les professeurs et autres éducateurs… S'agit-il de ceux s'occupant du corps, chargé d'éléments libidinaux ? ou de l'enseignement où jouent les déplacements parentaux et les implications de la curiosité ? Tous deux évoquent des figures parentales.
Certes, ces réactions sont liées au fonctionnement psychique particulier à chacun (froideur, impatience, furor sanandis) mais peuvent aussi varier d'après les personnes et les moments. Là aussi, est-il question seulement du psychisme du soignant ou de l'enseignant, par exemple être doué de patience et de dévotion, ou bien d'une réaction variable selon les relations réciproques établies ?
Au contraire, le contre-transfert apparaît chez l'analyste pratiquant une cure classique ou une psychothérapie analytique. Il comprend une attitude préconsciente à fondements inconscients de base, comme signalé par C. Parat (1991), animée par le désir initial d'analyser précédant le transfert, comme souligné par M. Neyraut (1974). Je l'appellerai, pour ma part, contre-transfert