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Quand les analystes parlent du contre-transfert et écrivent sur celui-ci, nous entendons généralement qu'ils traitent du contre-transfert à l'égard du patient. Je voudrais affirmer ici qu'il y a contre-transfert non seulement sur des patients, mais aussi sur le processus psychanalytique lui-même, ces deux types de contre-transfert n'étant pas séparés car il ne peut bien entendu y avoir de processus sans un patient. Mais outre les réactions que des patients provoquent chez leur analyste, la question se pose également de savoir d'abord ce que cela signifie pour un analyste de s'engager dans ce travail. Nous savons quelles motivations profondes amènent quelqu'un à suivre une formation psychanalytique. Aussi, la réalité du travail psychanalytique et la nature de l'engagement qu'il comporte continuent de provoquer de fortes réactions intérieures chez tous les analystes tout au long de leur carrière.
Parler du « processus de la psychanalyse » pose déjà problème : même la signification de l'idée est objet de controverse. La littérature assez importante sur le concept est relativement récente. Peu de textes s'intéressent plus particulièrement au processus analytique avant la fin des années 1970 ; en revanche un grand nombre d'articles y sont consacrés dans les années 1980 et 1990. L'absence