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En relisant récemment L'interprétation des rêves, j'ai été frappé de ce que la majorité des interprétations données par Freud reposent sur des mots à double sens. Il me semble qu'il en est ainsi dans toute son œuvre, depuis les « Études sur l'hystérie » jusqu'à l'article sur le Fétichisme. Ce rôle des mots avait étonné aussi bien Freud lui-même que ses premiers lecteurs, Breuer1, puis Fliess2, et Jung3. Il aurait pu conduire Freud à écrire une théorie psychanalytique du langage, qui ne nous a été donnée que bien plus tard, par Lacan4. Aujourd'hui, la grande théorie de Lacan s'est effondrée, et d'autres conceptions psychanalytiques du langage, avant tout celle de Green5, nous ont fait progresser dans notre compréhension du rôle des mots dans la genèse de l'interprétation. C'est à partir des idées de Green et de celles d'autres auteurs contemporains que j'ai relu « Le mot d'esprit et son rapport avec l'inconscient », et « L'humour », puis les travaux assez nombreux consacrés au rire par les psychanalystes, pour mieux comprendre la théorie