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J'étais encore en formation quand j'ai lu pour la première fois les Controverses. À cette époque, ces textes n'étaient pas encore publiés mais on y avait accès dans le bulletin interne de la Société britannique de psychanalyse. Ayant grandi à Rio de Janeiro, avant de venir m'installer en Angleterre, j'appartenais à une tradition fortement liée à la psychanalyse française. À la lecture de ces textes et discussions, je remarquai que le concept d'après-coup n'était pas mentionné une seule fois. Je pensai toutefois qu'il pouvait être essentiel pour clarifier des différences fondamentales entre positions divergentes. Du point de vue descriptif, je trouvai que certains auteurs étaient très près d'esquisser quelques aspects de ce concept. Il me semblait de plus que plusieurs des idées avancées alors étaient plus claires que jamais sur certaines des différences dont il s'agissait. Il y a trois ans, j'ai écrit une brève communication sur l'après-coup dans le bulletin interne de la Société britannique, dans laquelle je faisais les remarques précédentes.
Bateson, qui cite la formule de Korzybski (1941) affirmant que « la carte n'est pas le territoire », pose en même temps la question de savoir « quels sont les éléments du territoire qui se retrouvent sur la carte ». Sa réponse est que « ce qui apparaît sur la carte, c'est en fait la différence, qu'il s'agisse d'une différence d'altitude, de végétation, de structure démographique, de superficie, etc. Ce sont donc les différences qui sont portées sur la carte ». Il y a, continue-t-il, un nombre infini de différences et, « de cette infinité, nous sélectionnons un nombre très limité de différences qui deviennent de l'information.