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Selon Laplanche, dans le Dictionnaire international de psychanalyse, « la notion d'après-coup établit une relation complexe et réciproque entre un événement significatif et sa resignification ultérieure, qui lui confère une nouvelle efficacité psychique »1. S'il met en tension et remanie l'arborescence représentative et son organisation, l'après-coup, sollicité par la pulsion et mobilisé dans le lien à l'objet ou au fantasme, mobilise dans son procès les deux aires limites dans l'appareil psychique, entre le dedans et le dehors, d'une part, entre l'inconscient et le conscient/préconscient, d'autre part. Exigence de travail de resignification imposé au psychisme en fonction de son lien à la pulsion et à l'objet, il intéresse tout autant les contenus représentatifs et les chaînes associatives que ce qui encadre l'espace représentatif et organise la topique.
Je vais centrer mon propos sur un fragment de la psychothérapie d'une patiente, Mathilde, que je reçois deux fois par semaine en face à face. J'aborderai le passage d'un moment de désorganisation topique à la reprise d'un processus associatif, m'arrêtant entre-temps sur les modalités de symbolisation auxquelles elle eut recours temporairement. Le temps de la désorganisation, le temps de la symbolisation par l'étayage sur une représentation-limite et le temps de la reprise du processus associatif constituant les trois temps de l'après-coup dans l'évolution au cours de ces deux mois.