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Le Colloque « René Diatkine » d'octobre 2005 à Deauville ayant pour sujet « L'après-coup revisité » a retenu mon attention déjà mobilisée par la lecture du fascicule « De l'après-coup » paru dans la Revue française de Psychanalyse (t. LXI, n° 4, 1997) sous les signatures de J. Cournut, M. Neyraut et I. Sodre. Ils reprenaient les constats freudiens de l' « Esquisse » (1895) : « Nous ne manquons jamais de découvrir qu'un souvenir refoulé ne s'est transformé qu'après coup en traumatisme. La raison de cet état de choses est le retard de l'apparition de la puberté par comparaison avec l'ensemble de l'évolution de l'individu. » Ailleurs, Freud avait écrit que des souvenirs en eux-mêmes indifférents seront par la suite élevés au rang de traumatismes.
Repensant à mes perplexités épisodiques en ce qui concerne la locution « après coup », je crois en trouver le reflet dans l'évolution qui la concerna. Dans le Vocabulaire de la psychanalyse de 1967, les auteurs J. Laplanche et J..B. Pontalis accordent à l'adverbe nachträglich la place d'un nom et un texte réservé par eux aux seuls substantifs par ailleurs. Ainsi, l'après-coup accède au rang de concept. Dans le « Traduire Freud » des OCF de 1989, la réflexion a donné lieu à une innovation, de leur propre aveu, par l'équipe des traducteurs : ils proposent la locution adverbiale « effet d'après-coup » pour ne pas se limiter à l'action du passé sur le présent et inclure « le vecteur inverse : du présent vers le passé », écrivent-ils.
Or, s'il n'y a pas de reproche définitif à opposer à ce choix de traduction (une fois n'est pas coutume), néanmoins le génie des langues fait porter en français l'accent sur « coup » alors que l'expression allemande est saturée par nach ( « ensuite, par la suite, ultérieurement, après » ). C'est aussi ce que I. Sodre attribue à l'anglais deferred action, peu utilisé. L'index des