You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Le titre de cet ouvrage nous rend d'emblée curieux : qui sont les balafrés du divan ? Les balafres nous évoquent à la fois les blessures mais aussi leurs séquelles, c'est-à-dire les cicatrices, les traumatismes qui continuent à marquer le visage, la psyché en perpétuant la douleur. Par cette métaphore, les balafrés du divan, Jean-José Baranes nous laisse entrevoir le point de départ de sa réflexion. Les balafrés du divan sont tous ces patients que la cure classique n'a pas pu sortir de leur difficulté à penser, à symboliser, à représenter.
J.-J. Baranes approfondit sa pensée, commencée depuis un certain nombre d'années, pour la pousser en avant. Il explore les théories de la symbolisation liées essentiellement à la représentation et au langage pour les dépasser ou mieux les compléter par une étude des « conditions de la symbolisation » ; ces « conditions » s'expriment par l'importance donnée aux variations du cadre, à la prise en compte des mouvements contre-transférentiels, au travail qui accompagne et soutient souvent des interprétations qui risquent autrement de ne pas être reçues.
L'auteur nous permet d'explorer avec lui les parcours, souvent compliqués et ardus, qu'il partage au jour le jour avec certains de ses analysants pour chercher à donner un sens, une ébauche de mise en mots, une nouvelle possibilité de compréhension à ces territoires perdus et clivés de la psyché, siège de traumatismes anciens, de blessures profondes, d'excitations pas encore ou à peine pulsionnalisées.