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Avec Cures d'enfance, Laurence Kahn nous laisse percevoir, à l'aide de moments cliniques, la finesse avec laquelle elle s'approche au plus près de l'enfant. Enfant/enfance/infantile qui gardent leur part de secret et alimentent le fantasme de « nous rendre contemporain de l'inconscient et de ses origines ».
Avec la profondeur et la complexité de pensée qu'on lui connaît, L. Kahn élabore, s'étaie sur son contre-transfert ainsi que sur les apports théoriques de Freud et de Winnicott, d'Anna Freud et de Melanie Klein.
Elle réduit l'écart entre cures d'enfants et cures d'adultes tout en soulignant ce qui, pour elle, fait la spécificité des cures d'enfants en ce qu'elles alimentent une certaine conflictualité chez l'analyste. Analyste pris entre « l'inconscient inaltérable »… « occupation inconnue de nous-même »… temps de « notre première sexualité telle qu'il nous fallut y renoncer » et l'inachèvement de l'enfant.
« Au cœur du traitement d'un enfant…, la notion de développement est la trace déformée d'un désir infantile, et c'est sur le terrain de cette déformation qu'un petit et un grand, celui qui ne sait pas encore et celui qui avait cru savoir, se rencontrent dans un malentendu temporel que tout à la fois l'éducation scelle et déguise » (p. 183). L'inachèvement de l'enfant conduit de la réalité de l'enfant à sa nécessaire prise en compte et inscrit l'analyste dans une temporalité actuelle.
Au travers de la réalité (physique et psychique) de l'enfant et face à la dissymétrie propre à la rencontre enfant-adulte marquée par la réalité de la différence des générations, L. Kahn interroge le statut de l'agir, du jeu et de la