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Les ouvrages universitaires ou psychanalytiques qui traitent de l'humour ou de la passion sont souvent pétris de sérieux et d'ennui, de même que des auteurs légers et poétiques sont fréquemment analysés et étudiés de façon pédante et fastidieuse. Tel n'est pas le cas du livre que Michel Sanchez-Cardenas consacre au Voyage au centre de la terre de Jules Verne. Son essai, Voyage au centre de la Terre Mère. Jules Verne chez le psychanalyste, évoque un autre roman de Verne : L'Île mystérieuse. Dans ce dernier, un groupe de cinq compagnons intrépides atterrissent après un périple en ballon sur une île inconnue. Parmi eux, l'ingénieur Cyrus Smith : par son savoir encyclopédique, son courage, sa rigueur morale et sa bonne humeur, celui-ci s'impose comme le leader du petit groupe. Ils explorent l'île, en exploitent les diverses possibilités, et l'ingénieur, à cette occasion, initie ses compagnons aux connaissances scientifiques et techniques les plus récentes de son temps : la botanique et la chimie, la métallurgie et l'agriculture.
De même, dans le livre de Sanchez-Cardenas, un psychanalyste, Achille-Édouard – en fait, le porte-parole de l'auteur –, semble être le digne successeur de Cyrus Smith car il va initier ses proches (sa femme et un couple ami) à la psychanalyse, et ce grâce à l'exploration systématique et de plus en plus complexe du Voyage au centre de la terre. Ce dernier est, rappelons-le, le roman d'apprentissage du jeune Axel, neveu du Pr Lidenbrock, un minéralogiste farfelu de Hambourg. Tous deux, pour des raisons en apparence scientifiques, sont résolus à entreprendre un voyage au centre de la terre. Axel est orphelin, et