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Wallerstein a récemment affirmé que « les certitudes complaisantes sur les compartimentations de la psychanalyse et des psychothérapies psychanalytiques n'existent plus. Les frontières entre celles-ci se sont maintenant estompées et ne cessent de bouger selon la place où l'on se trouve et les préférences théoriques de chacun » (, p. XVI). Mais, alors que beaucoup s'accorderaient pour dire que la psychanalyse en est là, le fait est que la distinction a toujours été floue. La formulation de Wallerstein masque le fait intéressant que, bien que la plupart des analystes aient en effet eu par le passé des « certitudes complaisantes » sur l'existence d'une telle distinction, il n'y a en revanche jamais eu d'accord sur ce en quoi elle consistait, et l'on n'a jamais pu dire clairement où il fallait tracer la frontière, ou comment la tracer. Nous semblons par conséquent nous trouver dans une position étrange pour des psychanalystes : celle d'avoir résolu ou dépassé un conflit sans comprendre sur quoi il portait.
De façon caractéristique, les débats et les discussions portaient principalement sur des questions théoriques ou techniques. Gill (1984) a utilement distingué les facteurs formels ou « extrinsèques », tels que l'utilisation du divan, la fréquence des séances ou la formation de l'analyste, et les facteurs « intrinsèques », comme l'analyse du transfert, l'association libre, la régression, etc. Affirmant que le facteur « intrinsèque » de l'analyse du transfert était le point crucial, il n'est toutefois pas parvenu à persuader la plupart des analystes qu'il s'agissait là de la caractéristique définissant la psychanalyse, ou qu'elle était étrangère à la psychothérapie. Plus récemment, Kernberg (1999) a essayé d'établir des limites définitives entre « psychanalyse », « psychothérapie psychanalytique » et «