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Une pensée et une invitation sont à l'origine de cette relation.
Une pensée sur notre destin et notre aventure humaine. L'invitation, celle de la Rivista di Psicoanalisi, au groupe de laquelle me lient des questions et des souvenirs personnels.
1 / Commençons par la pensée sur notre destin et sur notre aventure humaine. J'utilise le pluriel « notre », parce que, si chacun de nous vit sa propre aventure, cette aventure est marquée par le fait qu'elle s'accomplit au sein de ce grand courant commun qu'est le destin, fait d'étapes manifestes telles que la naissance ou la mort, et de bien d'autres encore dont nous croyons, erronément, avoir l'exclusivité. J'entends ici réfléchir spécifiquement sur le destin et l'aventure de nous autres psychanalystes, qui pourrions nous considérer comme un petit groupe (combien sommes-nous ? 10 000 / 12 000 mille dans le monde entier ?), voire comme une petite lignée, une famille de souche récente, porteurs d'un destin commun à tous mais, pour nous, marqué par le fait que nous sommes les investigateurs d'un monde inconnu qui est le théâtre de notre aventure : l'inconscient.
User de la catégorie « lignée » pourrait sembler excessif, mais pourquoi ne pourrions-nous pas nous concevoir comme un petit peuple, puisque nous parlons de filiation – et, de filiation, il a été beaucoup question entre nous1 ? De surcroît, j'estime que nos structures ont de plus en plus – et peut-être même trop – donné le témoignage qu'elles sont des sociétés dans toute l'acception du terme. Non seulement dans le sens qu'elles sont des sociétés psychanalytiques, mais aussi dans le