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— Nicolas Gougoulis : Jean-Luc, merci de m'accorder cet entretien pour les lecteurs de la Revue française de Psychanalyse. Avant de commencer, j'ai envie de te dire que le Département d'histoire de la Société a formulé une politique de réalisation des documents d'archives pour écrire l'histoire de la SPP à travers ses institutions et ses acteurs. L'objectif de cet entretien est de présenter ton expérience de la direction du Centre de consultations et de traitements psychanalytiques Jean-Favreau (1989-2000).
Je garde, moi, le souvenir de l'assemblée générale où tu présentais pour la dernière fois le bilan du Centre et tu annonçais la passation de direction entre toi et Jean-Louis Baldacci. La salle avait longuement applaudi, manifestant une émotion, une reconnaissance et un attachement de la Société au médecin directeur de son Centre. On pourrait, si tu voulais, revenir à ta propre succession en 1983 de Jean Favreau puis parler de tes années d'expérience.
— Jean-Luc Donnet : Je vais d'abord revenir sur les conditions dans lesquelles je suis venu au Centre, car leur intérêt n'est pas qu'anecdotique. En 1983, Robert Barande a démissionné de la SPP et, du même coup, le poste de médecin