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« L'analyse pour l'analyse ne signifie rien pour moi, je pratique l'analyse parce que j'ai besoin de passer par là ; si le patient n'a pas besoin d'analyse, je fais autre chose.
« Si notre but continue d'être la verbalisation de la conscience en fonction du transfert, c'est bien de pratique analytique qu'il s'agit, sinon nous sommes des analystes pratiquant quelque chose d'approprié à la situation. »
Depuis plusieurs décennies, en fait depuis qu'ils existent et pratiquent la psychanalyse, les psychanalystes travaillent « sans divan » et font « autre chose » dans les institutions de soin où ils mêlent l'« or pur » du « travail de psychanalyse » au « plomb » du « travail de psychanalyste » (A. Green, 1994)2. Un travail de psychanalyste, écrit A. Green, c'est « quelqu'un qui pratique la psychanalyse et qui essaie de trouver le moyen de profiter de ce qu'elle peut apporter dans des champs qui ne sont pas celui de la cure proprement dite, définie par son cadre. Il ne fait pas de psychanalyse, il fait un travail de psychanalyste hors cadre. »