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Les développements théorico-cliniques de la psychanalyse restent fortement enracinés dans la démarche freudienne élaborée à partir du dispositif divan-fauteuil et de son lien au rêve. Il arrive que ce cadre ne puisse parvenir à symboliser les mouvements pulsionnels quand, les différenciations topiques étant effacées, la répétition à l'identique d'un événement toujours là s'impose. La situation de face à face, le soutien du mouvement associatif du patient par une écoute et un mode d'intervention adéquats, peuvent alors contribuer au travail de psychanalyse.
Dans d'autres circonstances, l'actuel prévaut de manière presque constante et la mise à distance des objets primaires paraît bien éphémère. Le lien incestuel perdure, ce qui donne le sentiment de se trouver dans la répétition de la situation originaire familiale. Pour s'opposer à cette immuabilité, des psychanalystes ont instauré le rapport à un tiers intervenant en dehors du cadre analytique et en lien avec lui. D'autres se sont attachés à inventer des dispositifs institutionnels qui rendent possible la rencontre avec un psychanalyste au sein de l'institution ou en dehors.
Le travail d'un tiers avec l'entourage s'est plus développé à propos des enfants. Les institutions de soins pour adultes qui s'inspirent de la psychanalyse tiennent aussi à articuler leurs interventions avec celles d'un consultant qui s'attache à établir des différenciations entre l'espace mis à disposition du patient et celui des problématiques familiales.
Pour favoriser le détachement des fixations aux objets primaires, l'organisation de la vie institutionnelle doit soutenir le mouvement conduisant au plaisir de la symbolisation par l'évocation d'objets absents. Ainsi, les équipes de plusieurs centres de jour pour enfants ou adolescents ont mis en place une