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« Et je ne serais pas étonné si (…) tel ou tel disait que je suis un “toqué du quantitatif et de l'identitaire“. Registre auquel je vais donc m'attacher » (p. 132).
Qu'il soit permis d'insérer dans ce trait d'humour les mots « autoconservation » et « destin » entre les mots « quantitatif » et « identitaire »…
Dix textes, publiés entre 1996 et 2004, composent Aux confins de l'identité. Seul le dernier a été l'objet d'ajustements successifs et trouve ici, pour sa troisième présentation, un titre et une forme qui en élargissent la portée.
Pour fil rouge de ce recueil, la spécification de l' « identitaire » par la tension entre les deux filières, autoconservatrice et libidinale, qui en constituent la trame ; la première ayant autorité sur la seconde, au prix d'un léger décalage temporel, en tant qu'expression d'un « programme d'essence génétique de création, de développement et de préservation » : celui-là même qui conditionne très tôt la mise en place de « quelque chose qu'on pourrait assimiler au destin » (p. 141).
Pour cadre de la pensée : la première topique et le premier dualisme pulsionnel. Et si M. de M'Uzan est « de ceux qui font prévaloir, dans l'édifice psychanalytique, les premières réflexions théoriques de Freud lorsque, révolutionnaires, elles révélaient au monde l'existence de l'inconscient systémique et reconnaissaient le poids de la sexualité infantile dans le destin des êtres » (p. 164), ce n'est pas sans prendre en grand compte ce qu'il tient pour une trouvaille géniale de celui qui, « avant de garantir une place aux pulsions du moi (ou d'autoconservation) parmi les pulsions de vie, avait voulu en premier, certes brièvement mais explicitement, les ranger dans le camp de la mort » (p. 25).