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Ces controverses sur le stress, publiées dans ce numéro de la Revue française de Psychosomatique avec la participation de deux anthropologues et des psychanalystes psychosomaticiens de l'IPSO et de la Société psychanalytique de Paris, ouvrent une réflexion complexe sur ce terme, aujourd'hui banalisé. Elles viennent opérer une classification dans un vocabulaire fourre-tout et font en ce sens œuvre scientifique.
Dans son avant-propos, Gérard Szwec remarque que, « dès le début, le mot désigne aussi bien la réaction sur l'individu que l'agent extérieur qui a déclenché cet effet : le stress est produit par le stress… Il finit par désigner indistinctement toutes sortes de phénomènes corporels engageant l'aspect psychologique, sans discrimination : angoisse, excitation, dépression, mal-être, souffrance psychique, troubles fonctionnels ou maladies organiques ». Dans une dérive scientiste, la notion freudienne de névrose traumatique, liée aux notions de pulsion de mort et de compulsion de répétition, tend à être remplacée par la notion de stress post-traumatique, décrit sous le sigle PTSD (Post-Traumatic Stress Disorder) dans le DSM-III, nouvelle classification des troubles psychiques parue en 1980 sous l'égide de l'American Psychiatric Association. Cette notion allie les deux termes de « stress » et de « traumatisme », supprime la notion de