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Les questions posées par la notion de relation d'objet dans ses rapports avec le modèle de la pulsion donnent la mesure du pluralisme théorique qui, dans la psychanalyse contemporaine, est un état de fait. Le risque est double : celui de la dérive empiriciste et celui de l'éclectisme inconsistant. Or il est impossible de se centrer sur une notion en l'isolant artificiellement d'une problématique plus globale, et pas davantage de s'en tenir à un seul auteur, ni même seulement à l'œuvre de Freud. En revanche, il est possible d'arracher à la mouvance et à la complexité des données cliniques la perspective d'une méta-psychologie des limites et des liens, de leurs composantes et de leurs aléas dans les rapports du Moi et des objets. Elle est susceptible de donner un fondement à la théorie des organisations non névrotiques.
Les théorisations psychanalytiques ne sont pas indépendantes de l'évolution générale des idées dans la culture. Ainsi, la notion de « relation » est devenue centrale dans de nombreux domaines : la biologie de l'écosystème (les rapports organisme-milieu étaient déjà une grande référence d'Hartmann), la pragmatique linguistique, les théories de la communication, du développement et même du fonctionnement cérébral. D'où les notions et les concepts nomades d'interaction, de transaction, de dialogue, de couple ( « couplage » ), de groupe ( « groupalité » ).
Avec la « nouvelle alliance » qui a redéfini la scientificité après la physique quantique, la mise en question de la notion d'intériorité et même de celle de