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Il y a longtemps que la notion de lien appartient à l'arsenal théorique de la psychanalyse sans que cela soit toujours explicitement dit. Elle est remise au goût du jour avec la tentation d'introduire de nouvelles conceptions afin de mieux comprendre certains aspects cliniques de découverte récente. En fait, la question de sa pertinence n'a jamais cessé, dès lors que la méthode psychanalytique repose sur la règle fondamentale. L'association libre oblige à considérer les nouveaux liens produits par la méthode, étendant l'intelligibilité du matériel soumis à l'analyste. Avec l'évolution de la pratique psychanalytique, le concept de lien s'enrichit de nouvelles significations. Il restera alors à tenter de mettre en perspective les idées qui sous-tendent les diverses acceptions du lien.
Freud. Dès L'interprétation des rêves, au chapitre VI, lequel au fil des années apparaît comme le corps central de l'œuvre, l'idée du lien est présente lors de l'exposition de la démarche de Freud :
« Nous sommes seul à avoir tenu compte de quelque chose d'autre [que l'interprétation du contenu manifeste] : pour nous, entre le contenu du rêve et les résultats auxquels parvient notre étude, il faut insérer un nouveau matériel psychique, le contenu latent ou les pensées du rêve, que met en évidence notre procédé d'analyse. C'est à partir de ces pensées latentes et non à partir du contenu manifeste que nous cherchons la solution. De là vient qu'un nouveau travail s'impose à nous. Nous devons rechercher quelles sont les relations entre le contenu manifeste du rêve et les pensées latentes et examiner le processus par lequel celles-ci ont produit celui-là. »1
Ces propos programmatiques m'ont amené à faire le rapprochement avec le passage bien connu du proton pseudos. Analysant le symptôme, Freud décrit une scène I (en rapport direct avec le souvenir évoqué à partir du symptôme),