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Au fil du Congrès, s'est dessiné, induit par les situations cliniques présentées par les trois rapporteurs, un infléchissement progressif du projet annoncé par Bernard Brusset de promouvoir une troisième topique, vers une réflexion sur le point de vue topique lui-même. La clinique des séances met en relief l'existence d'une propension, combinant en fait un impératif et une nécessité, à établir de façon tangible une distribution qualitative des investissements, à soutenir donc un refoulement originaire. Se laisse ainsi reconnaître une primauté du point de vue topique eu égard aux deux autres qui en découlent, les points de vue dynamique et économique. En effet, si ces derniers s'avèrent inextricables du précédent, leurs modalités en dépendent néanmoins étroitement. De toute économie et de toute dynamique peut être inférée une configuration topique, alors que de cette dernière seront déduites les conséquences dynamiques et économiques. Il existe donc une véritable précession du point de vue topique ; et ce sont les avatars de cette organisation topique qui produisent les multiples dynamiques et répartitions de l'économie psychique.
L'une de ces configurations est représentée par les patients dont le fonctionnement a été fort pertinemment qualifié par Bernard Brusset de « en extériorité ». Le transfert en séance de ce mode de fonctionnement va influencer, bien sûr, tant le protocole, l'analyste, que le discours associatif. La dimension latérale prédomine et tend à se stabiliser en organisations bifocales du traitement, en bipartition des investissements narcissiques d'amour et de haine, et en un style associatif référé constamment à quelque scène extérieure à la séance ; donc un discours qui tend à faire du monde extérieur la scène analytique elle-même. Psyché est étendue hors la séance.