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Au terme d'un congrès réussi, je me demande toujours ce que j'ai appris. Aujourd'hui, donc, il s'agit pour moi de répondre à cette question, mais aussi – puisque j'ai été invité à participer activement au colloque – de m'interroger sur ce que je peux donner en échange de ce que j'ai appris.
Je dois dire avant tout que la lecture des exposés de Bernard Brusset et de Gérard Lucas a été pour moi un plaisir. Le plaisir, c'est un élément que nous autres psychanalystes ne devrions jamais oublier, y compris lorsque nous avons affaire à des patients ou des théories difficiles. Trouver du plaisir à lire et, ensuite, en trouver dans les discussions, voilà un élément dont nous savons bien le caractère substitutif ou sublimatoire ; nous ne saurions cependant y renoncer. Pour moi, ici, le plaisir est venu surtout des interrogations, de la nature problématique des deux exposés.
De l'exposé de Bernard Brusset, je crois avoir appris ce qu'il entend par « troisième topique » et les rapports complexes que cette troisième topique entretient avec les deux topiques classiques, étroitement liées à l'individu. Mais aussi la façon particulière qui est la sienne d'aborder le concept d'objet psychanalytique. À l'intérieur d'une topique centrée sur l'externalisation, l'objet change de signification, et l'on peut se demander en quoi il correspond encore à l'objet des deux premières topiques.
À ce propos, je ne suis pas bien sûr de comprendre comment Brusset articule entre elles les deux topiques classiques. Pour moi, elles s'intègrent l'une à l'autre et, dans l'ensemble, elles éclairent nos rapports objectaux d'un jour à la fois inquiétant et créatif. Dans la première topique, on ne peut voir l'objet que comme un ensemble de représentations (un nombre énorme de représentations) : d'un côté – aux niveaux préconscient et conscient –, les représentations