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On ne sait ce que l'on doit le plus admirer dans le rapport de Bernard Brusset : l'étendue de ses connaissances, leur mise en perspective historique, ou ses capacités à les réélaborer succinctement, sans rien céder sur la complexité, en restant au plus près des formulations des divers auteurs qu'il cite, c'est un véritable tour de force. Beaucoup d'axes de discussion théorico-clinique s'offraient à moi, mais, puisque la sorcière métapsychologie est convoquée à ce Congrès, c'est à la recherche des concepts qui me paraissent les plus pertinents, pour l'avenir de la clinique psychanalytique des états non névrotiques, que je souhaite apporter ma contribution.
Pour concevoir une troisième topique, il nous faut articuler projection, introjection et hallucinatoire ; les « enveloppes psychiques » tentent d'organiser l'ensemble. À partir de 1993, j'ai proposé un modèle métapsychologique de la perception visuelle en termes d' « enveloppe visuelle du Moi ». Cette réflexion, je l'ai menée, par nécessité interne, pour perlaborer une expérience clinique de plus de vingt années d'ateliers vidéo auprès d'adolescents psychotiques, en hôpital de jour. Je me suis, dans un second temps, rendu compte que ce modèle de l'enveloppe visuelle pouvait se généraliser et venir compléter celui du Moi-peau de Didier Anzieu1. Le Moi-peau est un contenant positif corporel ;