You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
À la suite du riche rapport de Bernard Brusset, « Métapsychologie des liens et troisième topique » et par la présentation du cas clinique d'Alvaro, un jeune homme dont la symptomatologie clinique évoque le concept de « position phobique centrale » (A. Green), on pourra, au fil des séances, approcher le vécu émotionnel et la dynamique du pulsionnel au regard des relations d'objet. Par l'interprétation du transfert et du contre-transfert et par l'interprétation du vécu dans l'intersubjectivité entre analyste et patient, je tenterai de saisir ce qui se passe d'une façon inconsciente dans une relation analytique.
Mon travail ne se centrera ni sur les pulsions ni sur les relations d'objet comme deux concepts séparés et individualisés, mais plutôt sur la relation dynamique toujours présente entre l'un et l'autre.
Alvaro vivait renfermé sur lui-même, avec son ordinateur, évitant tout ce qui pouvait le mettre en contact avec le monde extérieur mais surtout avec son monde interne. On pourrait penser à la saturation de sa psyché, due à la faille d'un « holding » (Winnicott) et d'une « capacité contenante et de “rêverie” » (Bion). Cette défaillance ne lui a pas permis de contenir et de transformer son tourbillon émotionnel (éléments bêta), de les « alphabétiser », en élargissant sa capacité de penser et de développer des processus narratifs. Car la question est de savoir comment arriver à rendre pensable ce que le patient ne réussissait pas à penser.