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Lorsque je me trouve face à du matériel clinique, j'ai deux façons de me poser : d'une part, j'attends qu'un rêve se forme dans mon appareil psychique, j'attends de voir quelles images prennent vie. D'autre part, je considère le texte, en particulier le texte de présentation de l'histoire, ou l'éventuel résumé des premières rencontres ou de ce qui s'est passé, comme un rêve que l'analyste m'apporte (nous apporte) sur son patient. Ensuite, j'examine plus en détail les séances pour voir les « microtransformations » qu'on peut y observer.
D'emblée, j'ai trouvé très stimulante la façon dont Teresa Flores a présenté son matériel clinique. La première fois que j'ai lu le texte, les images qui se sont formées dans mon appareil psychique étaient celles de quelqu'un qui se jugeait tellement menaçant et dangereux qu'il devait s'emprisonner lui-même ; l'ordinateur m'a fait penser aux niveaux de tension minimale supportables, exprimables non pas en centaines de volts mais en tensions minimum ; j'ai également pensé à des aspects clivés, dans lesquels le patient essayait continuellement de mettre de l'ordre ( « ordinateur » ).
Il me semble qu'il utilise plusieurs stratégies de défense contre l' « acné » ou l' « ar-acné »… contre l' « araignée » :
— une stratégie autistique : miniaturiser les émotions ;
— une stratégie de contrôle : emprisonner les émotions (mises ensemble, elles forment le monstre) et lui-même ;
— une stratégie d'évitement phobique.
Comment ne pas penser aussitôt à « la Belle et la Bête » ? à la peur que la Bête inspire à l'Homme de l'ordinateur ?
Quelles sont les émotions qu'il ne peut pas supporter ? L'une, qui apparaît tout de suite dans le récit, est la « jalousie », une autre est la « douleur ». Je