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Pour répondre à la clinique non névrotique, le modèle de la pulsion s'avère insatisfaisant. Solipsiste, il ne prend pas en compte l'impact de l'objet sur la constitution du psychisme et sur son mode de fonctionnement. Cependant, comme le remarque B. Brusset, le modèle alternatif de la relation d'objet se révèle tout aussi décevant.
Comment conserver les acquis freudiens tout en tenant compte du formidable impact d'un objet qui n'est en rien contingent ? Quelle est la nature du travail s'enclenchant chez le sujet du fait des particularités de celui-ci ? En quoi ce travail diffère-t-il du travail requis par le lien psyché/soma ? Autant de questions que la théorie se doit d'investiguer.
Fondamental, le rôle de la transitionnalité est tel que bien souvent la question de savoir ce qui vient du patient ou de l'analyste ne se pose pas. La visée ultime de la cure est cependant de rendre à César ce qui est à César, de restituer à chacun la part qui lui revient.
Si, comme nous le savons, la situation analytique se propose d'aider au déploiement du monde interne de l'analysant, la réalité actuelle y prenant place joue néanmoins un rôle de premier plan, largement sous-estimé. Risquons une hypothèse : un phénomène analytique aura d'autant plus d'impact et sera d'autant plus mutatif que le quantum de réalité actuelle y sera important. À condition, toutefois, de ne pas dépasser un certain seuil au-delà duquel toute vie psychique se trouve annihilée.
Penchons-nous sur la façon dont la réalité effective de l'analyste se manifeste dans la cure.