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Il est particulièrement salutaire que le Congrès face place non seulement à l'analyse d'enfant, dans la lignée de la reconnaissance par l'API de la qualification d'analyste d'enfant et de la constitution de la Commission pour la psychanalyse avec l'enfant et l'adolescent (COPEA) à la SPP, mais encore à l'analyse d'enfant telle qu'elle est aujourd'hui.
En s'inspirant de la formulation proposée par Jacques André lors du Congrès, on peut dire : la psychanalyse d'enfant a été inventée pour des enfants qui souffraient de phobie des chevaux (pathologie rare aujourd'hui !), mais c'est pour des enfants différents qu'elle doit être recréée. En effet, et c'est le point de vue que je voudrais soutenir ici, si l'on ne peut considérer le cas présenté lors du congrès comme une « cure type », il représente une « cure typique » des problèmes cliniques auxquels les analystes d'enfant sont confrontés dans leur pratique actuelle.
« Dans la pratique analytique avec les adultes, il est courant de noter la diminution des cures dites types et l'augmentation des pathologies limites, des pathologies narcissiques, des états opératoires… nécessitant des aménagements techniques et l'élaboration d'un nouveau champ théorique. De même, dans la pratique des analystes d'enfants, on peut, me semble-t-il, repérer la même évolution. Si l'on se situe du côté de la pratique, il y a le même décalage entre la formation des analystes d'enfants et leur pratique. On trouve, d'un côté, les cas qui constituent la base de la formation, ceux qu'on présente publiquement, qu'on publie ou qui font l'objet d'une supervision, où peuvent se déployer le travail des associations et le lien transféro-contre-transférentiel. On pourrait dire le travail gratifiant pour le narcissisme de l'analyste ! D'un autre côté, on trouve tous les cas, nombreux, dont on ne parle pas, qui peuvent sembler des cas insuffisamment bons, ou faire vivre à l'analyste qu'il est lui-même insuffisamment bon. L'analyste s'ennuie, doute de lui-même, d