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Sans reprendre l'appréhension détaillée de l'introjection de l'objet, ou de la partition du Moi, je souhaiterais aborder ici un point particulier concernant le destin des objets introjectés – à savoir la nature cristallisante de certains objets par rapport à la partie du Moi qui va s'y agglomérer et, par identification, s'y aliéner. Cette question, en effet, me semble devoir être approfondie lorsque l'on parle soit de l'assimilation de l'objet introjecté dans le Moi, soit de son clivage ou de son encapsulement, comme le souligne B. Brusset1. Car l'objet n'est-il qu'assimilé ou clivé et, surtout, dans quelles conditions et comment s'effectue cette cristallisation ? D'autre part, quel impact et quel destin cet objet cristallisant va-t-il avoir dans l'interrelation qui meut le processus ?
La relation entre le Moi et ses objets est, bien entendu, couramment évoquée. Ils peuvent être ainsi fréquemment appréhendés comme s'ils renvoyaient à un processus d'assimilation permettant une sorte de relation d'équivalence entre eux, mais lorsque l'on parle et de parties du Moi et d'objets, leur lien ne paraît pas avoir été toujours véritablement précisé. Les références princeps de la partition de la vie psychique, du clivage du Moi (S. Freud), ou encore de l'introduction des personnalités psychotique et non psychotique