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« L'appareil sensoriel utilisé pour l'éjection a un rapport avec la distance à laquelle les objets fragmentés sont propulsés. L'appareil visuel est utilisé pour une éjection lointaine ; le sens du toucher ne mène dans une direction pas plus loin que la peau (…). Du fait du conflit entre les pulsions réparatrices et les pulsions créatrices, ce processus d'évacuation peut ne pas atteindre les extrêmes représentés par les hallucinations visuelles invisibles résultats de la transformation en images figurées, d'une fragmentation extrêmement fine et de l'éjection à grande distance par les yeux. »
W. R. Bion, Cogitations1.
Le très riche rapport de B. Brusset suscite un ensemble d'interrogations ouvrant sur des échanges qui s'annoncent passionnants. Dans le chapitre qu'il consacre aux rapports qu'entretient le modèle de la pulsion avec celui des relations à l'objet dans la théorie bionienne, il souligne la difficulté que l'on rencontre à trouver « une alternative pertinente » au modèle freudien, dans la mesure où il fonde « la position épistémologique spécifique de la psychanalyse comme métapsychologie, “position méta” en rupture avec les psychologies de la conscience, la phénoménologie, l'herméneutique, le narratif, les théories du développement de l'enfant ».
La pulsion, note-t-il, comme la répulsion, l'expulsion, la propulsion, la compulsion, exprime l'idée de contrainte, de force, de mouvement, etc. Elle est « un modèle explicatif du déterminisme psychique inconscient référé à la transformation de l'excitation endogène et exogène et par là au corps biologique et à