You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
« Notre esprit est un seau; à l'origine, il est vide, ou à peu près; et des matériaux entrent dans le seau par l'intermédiaire de nos sens: … ils s'accumulent et sont digérés. »
L'origine de la vie psychique a vraisemblablement été un questionnement fondamental et fondateur des débuts de l'humanité; on en trouve trace dans les préoccupations philosophiques et religieuses sur l'origine de l'âme. La psychanalyse prend le relais de ce questionnement et depuis ses débuts ne cesse de remonter le temps en proposant des hypothèses sur des origines de plus en plus précoces du psychisme.
V. Bizzozero1 rappelle la note d'introduction de l'Esquisse, écrite au crayon par Freud en 1895 et non publiée: « Le projet de cette esquisse est d'aboutir à une psychologie comme science de la nature, c'est-à-dire représentant les processus psychiques comme des états quantitativement déterminés de particules matérielles distinguables, cela afin de les rendre figurables et non contradictoires. »
On sait que Freud s'est avéré un précurseur de la théorie du neurone (qui sera élaborée en 1891 par Waldeyer) puis, à travers la notion de barrière de contact, un précurseur de l'idée de synapse (proposée en 1897 par Sherrington). Chacun d'entre nous a « son » Freud interne originaire, nul doute que « le mien » se réjouisse des extraordinaires avancées scientifiques qui confirment une bonne