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Ce très intéressant numéro de la Revue française de Psychosomatique examine la peau, sous toutes ses coutures, pourrait-on dire, des premières conceptions de P. Marty en passant par le Moi-peau de D. Anzieu et par les positions de Winnicott, pour en arriver aux réflexions récentes des psychosomaticiens et aux rencontres avec d'autres professionnels de la peau, dermatologues et chirurgiens. Il est axé sur l'idée que la peau « constitue une interface pour penser la fabrication de l'être humain dans une corporéité double, biologique et psychique », et plusieurs auteurs insistent sur la métaphore embryologique, qui indique que les mêmes tissus sont à l'origine de la peau et du système nerveux et qu'ils proviennent de ce qu'il y avait de plus précoce et de plus profond.
Le numéro débute par la réédition de l'un des articles majeurs de Pierre Marty, « La relation objectale allergique », paru pour la première fois dans la Revue française de Psychanalyse en 1958. La relecture de ce petit bijou frappe par sa modernité et son actualité, comme si, malgré tous les travaux effectués depuis et à partir de cet article, il contenait encore des trésors à redécouvrir. L'équilibre des propositions théoriques et des vignettes cliniques qui les étayent reste un modèle du genre. Pierre Marty nous amène donc, dès le début de ce texte, à l'hypothèse d'une relation d'objet particulière, qu'il rencontre d'abord chez les allergiques mais qu'il propose d'emblée d'élargir aux asthmatiques et