You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
S'il est un domaine où la psychanalyse rencontre les neurosciences, c'est bien celui de la représentation, thème à la fois essentiel pour les psychanalystes et pour les sciences cognitives. En effet, certains aspects, c'est le pari de cet article, des modèles proposés par les neurosciences dialoguent avec les modèles psychanalytiques de la représentance et même peuvent contribuer à nous permettre d'affiner nos propres modèles de celle-ci.
Une première dimension de la question concerne le modèle de l'« action » pulsionnelle, celui de l'« actualisation pulsionnelle ».
Avec l'introduction de la seconde topique, A. Green l'a souvent fortement souligné, la question de la représentation semble passer au second plan au profit de la « motion pulsionnelle », comme si la théorie de la représentance devenait désuète ou rencontrait une crise paradigmatique. On peut se représenter celle-ci comme étant liée à l'approfondissement et à l'exploration des problématiques cliniques dans lesquelles les modes de liaisons psychiques « non symboliques »1 passent au premier plan de l'interrogation. Les problématiques cliniques sur lesquelles Freud se penche alors principalement sont celles de la perversion (fétichisme, masochisme), voire celle de la psychose. À ces problèmes cliniques référentiels, je rajouterais volontiers, même s'il n'apparaît pas comme tel chez Freud, celui de la clinique du psyché-soma. Ce sont des cliniques du corps et du fond corporel de la psyché, des cliniques de l'acte et des formes d'acte.