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Un proverbe italien mais aussi français dit que tous les chemins mènent à Rome. En réalité, les Romains construisaient de nombreuses routes parce qu'elles les emmenaient loin de Rome et leur permettaient de développer leur empire. La majeure partie des études psychanalytiques mène à Freud, au sens où il s'agit de retrouver chez Freud ce que la psychanalyse nous dit aujourd'hui. Je pense que nous devrions à l'inverse parcourir les chemins qui sont partis de Freud pour aller le plus loin possible, jusqu'où finissent les routes pavées et où commencent le sentiers forestiers. C'est ainsi, me semble-t-il, que nous pourrons tracer de nouvelles voies et développer la science psychanalytique.
En formulant sa métapsychologie, Freud entendait expliquer ce que la méthode psychanalytique lui révélait. La conception théorique qu'il a développée a été appelée théorie énergético-pulsionnelle. Pendant près d'un siècle, tous les psychanalystes se sont servis de ses concepts cardinaux (ceux de pulsion, refoulement, énergie, dynamique, économie). Il nous faut alors nous demander à quoi cette théorie a servi et sert encore, si nous devons continuer de parcourir et développer cette voie ou en tracer d'autres, analogues mais dans d'autres directions. Demandons-nous de plus ce que Freud voulait, ce qu'il proposait pour le futur et comment pouvons-nous aujourd'hui comprendre sa conception théorique.
Les critiques à l'encontre de la métapsychologie ont d'abord été formulées à voix basse, puis peu à peu de façon plus explicite, souvent en sous-entendant une autre théorisation mais sans oser vraiment affirmer une alternative.